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hamletLe couvent

 

Court-métrage tourné à Paris en Avril 2010. Actuellement en montage.

 

Ecrit par RAHIM NOURMAMODE

Réalisé par JULIEN VERDIER

Avec FLORIANE VOYER, RAHIM NOURMAMODE, LEILA OUNI, FARID DEGHICHE

 

 

Deux jeunes comédiens répètent la scène du "couvent" dans Hamlet de William Shakespeare.

Au fil des répétitions, les personnages d'Hamlet et d'Ophélie commencent à prendre le dessus sur leur vie privée.

  

 Note de l'auteur :

 

Le film est évidemment tiré d'une expérience vécue. Il ne vise pourtant pas à être fidèle à la réalité. Celle-ci a formé le matériau de base du scénario, mais a ensuite été déformée et dépassée.
Dans le travail que j'ai pu mener sur cette scène, j'ai été fasciné par l'influence que peut avoir un texte vieux de cinq siècles sur une vie contemporaine. On parle souvent de la "résonance" d'une pièce classique dans le présent. Là c'est beaucoup plus simple et fort aussi, d'une certaine manière : Hamlet a modifié très pratiquement et intensément mon quotidien pendant onze semaines.
J'ai voulu pointer cette influence, en la mettant en valeur et en l'exagérant quelque peu: c'est le point de départ du scénario. R., garçon ordinaire, est noyé par son ambition de jouer Hamlet, ce qui le fait agir de manière absurde ou décalée. J'ai souhaité être honnête et sans concessions avec cet apprentiacteur.
Je ne porte aucun jugement sur cette tranche de vie, mais j'ai voulu en dégager ce qui peut faire rire ou toucher un spectateur.
On peut voir dans cette histoire un exemple d'une relation très concrète à une oeuvre d'art.
Comment l'Art peut bousculer nos vies, comment l'on cherche à s'élever jusqu'à lui, le décalage qui en ressort inévitablement.

 

Note du réalisateur :

 

La première chose qui m’a frappée à la lecture du scénario, c’est l’incapacité du héros à communiquer  dans le réel, cette inefficacité à exister en tant que lui-même. Être acteur est pour lui une manière de se montrer vraiment. Il y avait pour moi deux choses essentielles. La première, c’est la différence des lieux dans lesquels les personnages évoluent. Dans la salle de cours, le côté strict et dénudé alors que chez le personnage il y a des éléments culturels, une ambiance… La deuxième chose importante était l’impact émotionnel provoqué par la découverte du soi : dans la vie réelle, les personnages sont très renfermés, très seuls, même quand ils essayent de communiquer (cf. la scène entre le héros et sa copine). Quand ils sont comédiens, ils ne vivent plus tels qu’ils sont dans la vie de tous les jours. Ils sont à fond, que ce soit pendant les répétitions ou quand ils jouent la scène en entier. A ces moments, les émotions prennent le dessus, il y a des larmes, il y a de la colère, il y a de la frustration. Le héros communique vraiment plus quand il est avec sa partenaire de jeu qu’avec sa copine. Pour faire le lien, il y avait les transitions qui sont des moments de travail sur les scènes à jouer. Tous ces instants sont une mise en abîme du réel et permette de mesurer l’impact par rapport à des personnes qui ne pratiquent pas le théâtre. Je pense que l'on pourra trouver cela drôle, pathétique ou ennuyeux, mais au final, c’est le métier de l’acteur et toutes les phases traversées par le héros sont juste une prise de conscience : nous sommes ce que nous voulons, reste à savoir ce que nous voulons.


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Site de Jonathan Ricquebourg, un de trois fondateurs d’APOSTROPHE EGG (Arnaud Alain et et Romain Saudubois étant les deux autres)

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